uhtyubn

# Posté le lundi 05 mai 2008 16:33

.Mais pour que cela reste joli malgré toutes ces absences, nous serons parfaits..

.Mais pour que cela reste joli malgré toutes ces absences, nous serons parfaits..

Dans une passion qu'on m'a brisé, j'extrais le noir du gris, mais l'âme peut attendre. Je t'ai tant eue aujourd'hui...



Je suis sûre qu'à la Fête Foraine, les vieux pecquenots aux mains mal lavées qui vendent de la barbe à
papa crachent dans le sucre avant de s'en servir. Cela expliquerait le sourire sadique qu'ils arborent
quand ils me tendent l'objet de mes désirs profonds nés il y a à peine cinq minutes.



'Cause I want it now, I want it now, give me your heart and your soul. Now, now, now...

__ - Bonjour, petit laideron. Je ne te demande pas si tu vas bien, et j'imagine que tu sais pourquoi. Moi, je passe mon chemin, je ne t'accorde qu'une pensée furtive ressemblant vaguement à un "Oh, c'est encore là". Il pleut, je tiens mon grand parapluie au dessus de moi mais je suis seule sous lui. Et il ne me viendra jamais à l'esprit de te proposer de venir à mes côtés. Et le temps que tu le réalises seulement, je suis déjà loin. Une pensée - me concernant - , te vient alors à l'esprit, tandis que tes yeux se posent déjà sur quelqu'un d'autre.

Moi, je sais la pensée qui t'a traversé l'esprit, je sais la sensation désagréable qui a coulé le long de ton dos et t'a rendu les mains moites. Et pourtant, je ne te connais pas. Ton souvenir s'enfuit de ma mémoire, car je pense déjà à autre chose, tandis que toi, tes mains nerveuses te rappellent sans cesse ce que tu veux précisément oublier. Moi, je peux voir aussi souvent que je le désire ces grands yeux noirs qui semblent vouloir me dévorer de leur fierté palpable jusqu'au toucher. Et je sais que j'ai ce même regard, je veux un jour avoir ce même corps svelte et drapé avec soin, je veux ce que ces yeux ont.
Mais j'ai déjà plus. Et quand le monde le saura enfin, j'aurais peut-être tellement plus que cela me sera égal.



Because I want it now
I want it now
Give me your heart and your soul
I'm not breaking down
I'm breaking out
Last chance to lose control



# Posté le mercredi 30 avril 2008 17:28

Modifié le jeudi 01 mai 2008 16:24

Franz.

Franz.

En face du port il y avait les forts, le bateau noir mouillait aux remparts, et moi je ne pouvais qu'apercevoir que toutes les nuits j'en avais envie, que je marchais dans des lieux écartés, que j'avais peur de passer dans ce monde...



Je suppose que cette semaine était extraordinaire. Il est vrai que je l'ai bien aimée.
Vous vous en foutez, n'est-ce pas ? Tant mieux. Si vous saviez à quel point cela m'est égal. Tout m'est égal. Plus rien n'a d'importance, non, plus rien...
Il me semble que j'avais arrêté de penser à moi, sans vraiment le vouloir. Cela vous a manqué, n'est-ce pas. Mais je sais que vos réponses ne seront que des mensonges. Tout ment. Tout... Et c'est tout en votre honneur. Que serais-je sans le mensonge...
Mon homme idéal sera quelqu'un capable de m'offrir le monde sans pour autant se donner , qui saura faire réapparaître aux yeux du monde ce que je suis réellement rien qu'en étant près de moi, et dont je connaîtrai les moindres faiblesses afin de l'exploiter à mon aise. Parce que je veux qu'il en soit ainsi. Et le monde fera que cela soit, c'est une évidence.Il a déjà commencé à réaliser cet ultime désir de ma chair molle et adorée. J'ai enfin retrouvé cette adulation passive, celle qui ne se dit pas ni ne se lit, celle qui se voit et se sent. Cela fait si longtemps... J'ai enfin pu fermer les yeux, et trouver ce que je cherchais. Enfin.
Le monde se branle de tout cela. Ma vie emmerde le monde jusqu'au plus profond de ses entrailles sanguinolentes, et cela me fait enfin sourire à nouveau. Sourire d'une autre indifférence, apportant cette fois-ci un nouvelle coquetterie de mon esprit inventif. Car ce monde est incapable du moindre effort véridique, et préfère se plier aux exigences de la première venue. Je veux à nouveau submerger ce peuple inculte de mon passé et de mon présent, je veux assister à son agonie, même si je sais d'avance que je n'en tirerai aucun plaisir, car tout m'est égal. Plus rien n'a d'importance, non, plus rien...



Et tu verras à quel point mon monde peut te survivre, mon ange.






Putting holes in happiness.
We'll paint the future black if it needs any color.
My death sentence is a story
who'll be digging when you finally let me die?




# Posté le samedi 12 avril 2008 19:12

Antony Hegarty.

Antony Hegarty.
Le jour viendra, mon ange, où nous pourrons enfin nous regarder par nos propres yeux, et non ceux de chair qui t'ont tant brûlé la dernière fois. Il me faut juste attendre.


Kilian...


Je suis sortie dehors, aujourd'hui. La première fois depuis samedi matin.
Je suis restée debout sur le pas de ma porte, juste pour sentir le vent souffler sur mon visage. Puis, j'ai fermé les yeux, mais il était déjà trop tard. Et j'ai marché, marché, sans regarder où j'allais, ni même voir les gens que je croisais. J'ai suivi un instinct que je croyais perdu, et je n'ai arrêté ma course que lorsque je me suis rendue compte qu'elle était totalement vaine. Ridicule petite fille gâtée.
Je n'avais pas besoin de tout cela, mais je l'ai quand même eu ; des choses que je voulais par caprice, et les conséquences qui s'en sont suivies. On m'avait prévenue, je n'ai plus à me plaindre. J'aurais voulu que tout se passe différemment, ou tout simplement ne jamais avoir demandé l'impossible à des gens qui ne veulent que mon bonheur. Je l'ai eu, cet impossible, et je suis passée outre aux multiples recommandations qui n'ont pas manqué d'accourir. Je ne regrette rien. J'ai eu ce que je voulais, et ce fait restera une vérité incontestable jusqu'à ce que je décide enfin de sa date de péremption. Kilian, oh Kilian...
Le bonheur. Notion abstraite qui n'a jamais eu grand sens à mon goût, qui n'est utile qu'aux films d'amour que les jeunes filles émotives s'arrachent à c½urs ouverts. Il me semble que mon c½ur est mort à ma naissance, et que ce que je prenais pour de l'amour [fraternel] n'a été qu'une vaste supercherie montée par de pauvres êtres qui ne songeaient qu'à mon bonheur. Je ne t'en veux pas, je ne te vois pas, et j'ai oublié qui tu étais...


To see you now
To hear you now
I can look outside myself
And I must examine my breath and look inside
Because I feel blind
Because I feel blind



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# Posté le jeudi 10 avril 2008 09:47

Modifié le vendredi 11 avril 2008 10:59

Motto anata aishite yari na yo, boku wa sono amatta bun de, ii kara.

Motto anata aishite yari na yo, boku wa sono amatta bun de, ii kara.
Mon ange, mon ange. Que t'est-il donc arrivé.
Tu sais que je t'aime. Je dis que je t'aime comme je le dis de mes boucles d'oreille, de mon rouge à lèvres, ou bien de mes fleurs. Je t'aime, entends-tu.
J'aime ta voix. La seule au monde que je veuille entendre en cet instant précis.
Mon ange, mon ange. Tes cordes vocales pourrissent au fond de leur boîte en bois, maintenant. Que t'est-il donc arrivé...



Tsss. Je n'aime pas ces manières-là, mon ange. Tu es ma chair, mon sang, et je suis ce que tu avais de plus beau. A moins que tu ne m'aies menti.



Et toi, qu'as-tu fait de moi ?

De là où tu es, tu t'en fiches éperdument. Tu es tranquille, et tu regardes avec nonchalance ce que le monde fait, mais seulement quand le c½ur t'en dit.
Et moi ?


Tu m'as oublié. Elles avaient raison : tu ne me méritais pas.
Tu n'as pas cessé de me mentir, non, jamais. Quand je pense à ta peau, hypocrite, qui me répétait sans cesse les mêmes promesses immondes parce qu'intenables, je veux alors m'arracher la gorge de dépit. J'en tousse, j'en pleure et j'en ris à la fois. Et ça fait mal.




Tu sais, mon ange, moi aussi je sais mentir.





Ayumi Hamasaki- Rainy Day



Are wa aru samui hi de
Tsuyoi ame no naka
Boku wa tada kimi dake o
Machi tsuzukete ita


C'était un jour froid
J'attendais
Rien que pour toi
Sous cette forte pluie




# Posté le jeudi 03 avril 2008 15:32

Modifié le vendredi 04 avril 2008 15:03